
Une photographie polaroïd se développe sous nos yeux. L'image représente un pissenlit en gros plan sur lequel est posé une coccinelle. La lumière est vive. Le cadre idyllique.
Dans les cuisines d'une prison, dans un futur indéterminé, un homme, le cuisinier, regarde la photo. Il prépare un plateau avec le repas de trois prisonniers. Il cache la photo en la collant sous le plateau.
Le cuisinier traverse un couloir, le plateau à la main. Il passe un point de contrôle où il est fouillé par un gardien. Ce dernier ne trouve pas la photo. Le cuisinier atteint la porte d'une cellule, la cellule n°3. A l'intérieur, trois prisonniers sont enfermés : la personne âgée, le professeur et le jeune. Le cuisinier discute avec chacun des prisonniers. Le jeune trouve la photographie. Il va s'asseoir sur son lit pour contempler l'image.
Le jeune est projeté dans son interprétation de la photo. Il se retrouve dans une grande prairie. Il se sent enfin libre et se met à courir. Son rêve se transforme vite en cauchemar. Le jeune sort brutalement de son rêve et revient dans la cellule.
Le professeur plonge à son tour dans l'image, et commence à rêver. Il revoit sa petite fille avec un bouquet de pissenlits dans les mains, dans sa chambre d'enfant. Il se retrouve dans un long couloir qu’il traverse en se remémorant son arrestation. Au bout du couloir, sa fille, désormais âgée d'une trentaine d'années, regarde par la fenêtre, lui tournant le dos. Elle se retourne et lui reproche ses "belles théories", qui ont gâché sa vie.
Désabusé, le professeur sort de son rêve. C’est au tour de la personne âgée de profiter de la photo. Il s'imagine dans un parc au milieu de nombreuses personnes. Sensation de bien-être de courte durée, puisque le parc est bientôt envahi par des soldats. Ces scènes de guerre vont jusqu’à le plonger dans un état de catalepsie.
Le plan de fin du film révèle le véritable lieu où le polaroïd a été pris. Au pied du mur de la prison se tient un parterre de pissenlits, d’où s’envole la coccinelle. Le cadre s’élargit, et on découvre un monde dévasté.
Agée de 9 ans et sœur d’Aurore BRUN, cette jeune fille allie professionnalisme et souplesse. Elle possède un réel talent qui ne demande qu’à se révéler.
Site Internet : http://www.coraly-brun.book.frAgée de 17 ans, attirée par la comédie et le cinéma, cette jeune actrice a déjà participé au film « Truands » de Frederic Schoendoerffer.
Site Internet : http://www.aurore-brun.book.frComédien jouant principalement au théâtre, il apparaît également dans des rôles dans plusieur téléfilms et longs métrages.
Filmographie : http://www.imdb.com/name/nm0099980Après avoir fait plusieurs écoles d’acteurs et passé un an à Los Angeles, il rêve de devenir acteur. Il a déjà joué dans plusieurs rôles pour la télévision.
Lien Artiste : http://www.agencesartistiques.comActeur dans plusieurs rôles souvent « musclés » pour la télévision, il apparaît fréquemment dans la série « Plus Belle la vie ».
Site Internet : http://www.newbladeteam.com/lafond.htmComédien alliant professionnalisme et simplicité, il a joué plusieurs rôles dans des téléfilms et des longs métrages.
Filmographie : http://www.imdb.com/name/nm0624573Metteur en scène de spectacles au théâtre, il s’est
superbement prêté au jeu d’acteur pour ce court-métrage.
Site Internet : http://popact.free.fr


L’histoire de Cellule n°3 est celle d’une photographie qui passe entre les mains de trois personnages. En la regardant, chacun en fait une interprétation différente, à partir de sa personnalité et de son vécu. Dans le film, ces interprétations prennent vie à travers des séquences de rêves. Celles-ci sont construites à partir de souvenirs ou d’événements imaginés. Les personnages se projettent en quelque sorte dans leur interprétation de la photographie. Le court métrage illustre donc d’une manière particulière la problématique du projet PRISM qui est la différence d’interprétation entre individus face à une même image fixe. A la fin du film, on découvre le contexte réel dans lequel a été prise la photo. Plus globalement, le court-métrage propose une réflexion sur la notion de cadre.
Cellule n°3 se présente comme un film d’anticipation. L’histoire se déroule dans un futur indéterminé. Toute l’action, hormis les séquences de rêve, a lieu dans un endroit clos : une cellule de prison. Nous avons volontairement mis en place un univers sombre et mystérieux. Au début du film, peu d’informations sont données au spectateur. On ne sait pas pourquoi les prisonniers sont enfermés, ils évoquent une guerre dont on ne connaît rien… Au fur et à mesure de l’évolution de l’histoire, et notamment dans les scènes de rêve, nous donnons plus d’informations sur la toile de fond. C’est un moyen de créer un suspens et d’attirer l’attention du spectateur, jusqu’à la conclusion qui dévoile une partie du mystère.
Avec ce film, nous avons surtout voulu nous faire plaisir en racontant une histoire et en créant notre univers. L’objectif était aussi pédagogique puisqu’il s’agit de notre film de fin d’études. Cependant, nous avons voulu repousser les contraintes et les limites de l’exercice. Nous voulions que Cellule n°3 soit à la fois un film de qualité professionnelle et une œuvre personnelle, non un simple film d’étudiants. Dès le début, nous souhaitions faire un produit abouti qui puisse être diffusé en salle, dans des festivals.
Cellule n°3 est un projet ambitieux par rapport aux moyens et au peu de temps dont nous disposions. D’ailleurs, au début, beaucoup de personnes nous ont dit que c’était trop, qu’il fallait supprimer des choses, mais nous nous sommes accrochés. Finalement, grâce à l’investissement de toute l’équipe, nous avons réussi à faire le film sans laisser tomber nos idées. L’une des solutions a été de tourner le film sur deux formats, le 16 mm, coûteux et lourd pour les scènes de prison, et le HDV, support plus flexible mais moins professionnel pour les scènes de rêves.
Le tournage s’est bien passé grâce à une préparation difficile mais efficace. Le travail de notre 1er assistant réalisateur, Benoît Cazé, sur l’organisation a été remarquable et nous a évité de nombreux problèmes. Nous avons dû faire appel à des personnes bénévoles extérieures au milieu étudiant afin d’occuper des postes pour lesquels personne n’était compétent, comme chef décorateur ou scripte. Nous ne les remercierons jamais assez.
Nous avons rencontré certaines difficultés au niveau de la collaboration entre les deux écoles INGEMEDIA et SATIS. Les deux formations sont en effet très différentes de par leur culture et leur façon d'aborder un projet. Mais finalement, nous y sommes arrivés. Cela nous a permis d'apprendre beaucoup sur la gestion des relations humaines et des compétences dans une équipe.
La post-production a été la phase où nous avons rencontré le plus de difficultés. Contrairement au tournage et à la préparation, il n’y avait pas vraiment de personnes attachées à l’organisation de l’ensemble. Nous avons pris beaucoup de retard avec la création des effets spéciaux. Il faut reconnaître que nous avions mis la barre très haute. Le résultat est finalement très bon grâce à l'investissement de Julien Elma, le directeur technique et de toute son équipe. Cependant, il a fallu renforcer l'équipe post-production pour tenir les délais, notamment pour la bande-son.

Très vite, nous avons réalisé qu’il fallait trouver des solutions pour mieux intégrer les effets spéciaux 3D dans le film. Il était impossible d’obtenir un photo réalisme parfait comme sur une production hollywoodienne ! Durant la post-production, nous avons commencé à travailler sur un traitement particulier de l’image, que nous avons baptisé Impressionnisme vidéo. Nous voulions donner aux scènes de rêve, tournées en numérique, un aspect dessin animé, un peu à la manière du film de Richard Linklater « A Scanner Darkly ». Evidemment, ça n’a pas été simple. Il a fallu que nous fassions des tests très lourds, image par image, pour arriver à une esthétique qui ne fasse pas bricolage . Nous sommes fiers du résultat. L’Impressionnisme Vidéo donne au film un aspect vraiment unique.
Ce projet a été très enrichissant pour nous tous, malgré les difficultés et les tensions qu’il a générées. Nous sommes conscients de la chance que nous avons en tant qu’étudiants de travailler dans ces conditions, épaulés par une équipe de près de 60 personnes. On a parfois été très exigeant mais nous espérons que le résultat en vaut la peine. Un grand merci à tous.
Nous voulons aussi dire un mot sur les acteurs du film. Ce sont presque tous des professionnels qui ont accepté gracieusement de participer au projet. Ils ont apportés la crédibilité nécessaire aux personnages, et donc au film dans son ensemble. Travailler avec eux a été l’une des choses les plus agréables de ce projet ! Un grand merci à : Jean Nehr, Didier Bourguignon, Dimitri Régnier, Raphaël Mouradian, Laurent Lafont, Aurore et Coralie Brun.
L’équipe a été composée en fonction des compétences et de la motivation de chaque personne, ainsi que des besoins du projet.
Les pipelines de production et workflow que j’avais mis en place au début du projet ont dû être remaniés ou même remplacés au fur et à mesure que la production avançait, à cause des contraintes techniques, de compétences ou temporelles que l’on rencontrait.
D’une manière générale, les plus grosses difficultés
rencontrées l’ont été d’abord dans l’organisation
et la gestion du pôle. Il y a eu des problèmes techniques délicats
à résoudre bien sûr, mais c’est l’organisation
qui a été la chose la plus handicapante.
Nous avons dû constamment réorganiser les effectifs, réassigner
des personnes sur des tâches de manière quotidienne, et aussi malheureusement,
revoir à la baisse nos prétentions techniques.
La difficulté résidait aussi dans la mesure des contraintes et
des compétences, de satisfaire les réalisateurs et de faire en
sorte qu’on se rapproche le plus possible de leur vision.
Il a fallu être réactif tout au long de la production, pour arriver
à faire la part des choses entre la vision des réalisateurs et
ce que nous pouvions fournir.
J’ai été constamment en rapport avec l’un ou l’autre
réalisateur pour que nous puissions nous adapter au jour le jour et satisfaire
les exigences de chacun
Les difficultés se sont faites ressentir principalement sur la Motion
Capture et le Tracking. Etant donné que nous n’avions jamais utilisé
ces techniques auparavant, il a été très difficile d’arriver
à un résultat acceptable dans le laps de temps très court
qui nous était imparti.
Le résultat est finalement très bon grâce à l'acharnement
de notre directeur technique SFx, Julien Elma, et de son équipe
Pour ma part, je trouve que c’est une technologie d’avenir, extrêmement intéressante mais qui reste très difficile à appréhender et à mettre en place.
Nous avons utilisé les outils 3D classiques, comme 3ds Max et Maya, couplés avec plusieurs moteurs de rendu différents. Souhaitant le maximum de réalisme, voire de photoréalisme, nous utilisions le moteur le plus adapté à la situation.
Le tournage nécessitait 4 décors : la prison, la prairie, la maison
et le parc.
Au total 8 sous décors : la cuisine, le couloir et les cellules de la
prison, la prairie, la chambre de la petite fille, les escaliers et la cuisine
de la maison, puis le parc.
Compte tenu du budget serré, le choix s’est porté évidemment
sur des décors naturels et nos repérages nous ont conduits à
trouver :
- La PRISON à la Caserne du Muy, à Marseille ;
- La PRAIRIE à la Bouïlladisse (près d’Aubagne) ;
- La MAISON à la Valette du Var (villa « Les Cactus ») ;
- Le PARC au Parc du 26ème centenaire à Marseille.
Il y a donc eu au total 4 lieux de tournage.
Il y a eu 7 rôles, donc 7 costumes, qui ont été définis
par les réalisateurs, en collaboration avec la costumière et les
comédiens.
Lors du tournage (7 journées au total), le nombre de personnes présentes
sur le plateau variait tous les jours, mais était généralement
compris aux alentours de 25, entre la régie, la mise en scène,
l’image, la lumière, le son, la décoration, le HMC (Habillage
/ Maquillage / Coiffure), et les comédiens.
Deux caméras ont été utilisées sur le tournage :
Les principaux logiciels utilisées ont été : Final Cut Pro (montage et étalonnage), Pro Tools (Montage son et mixage), After Effects, Photoshop et 3Ds Max pour les SFX. Pour le reste, se référer au générique.
La communication entre les équipes s’est effectuée à
travers la plateforme de Média Asset Management « Mikado TV »,
prêtée à l’occasion gracieusement par la société
Mikros Image Elle nous a permis de déposer, échanger, valider
et récupérer les fichiers sources entre les divers membres de
l’équipe.