Prism : la perception appartient à chacun

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SYNOPSIS CASTING INTERVIEW MOYENS GALERIE

docu-fiction
flyers

DOCUMENTAIRE FICTION : Surface sensible


Au départ, un photographe prend une photo d’un instant de vie dans la rue. On le retrouve dans sa chambre noire en train de développer le cliché. Sa voix en off nous décrit son approche toute particulière de son activité artistique. C’est son histoire et surtout celle de sa photographie qui nous est racontée. Une fois diffusée, cette oeuvre va être l’objet de perceptions et interprétations multiples de la part du public.

En effet, deux individus face à une même photographie ont deux perceptions différentes de ce qu’ils voient. Plusieurs facteurs, neuropsychiques, physiques, socioculturels ou encore personnels, peuvent expliquer ce phénomène. L’ambition du film est d’apporter un éclairage sur cette problématique complexe de la perception multiple entre individus.

Il proposera ainsi des moments intercalés de fiction et de documentaire reliés entre eux par cette fameuse photographie que nous allons suivre dans différents contextes de vie, nous permettant ainsi d’évoquer les éléments rentrant en compte dans la notion de perception.

La présentation de la photo à une classe de CP de la ville d’Aubagne nous permet par exemple d’aborder la notion de culture du regard et les facteurs sociologiques intervenant dans la perception humaine. La diffusion de la photographie dans l’espace public, dans des abris bus ou sur des affiches et flyers, nous fera quant à elle réfléchir sur notre perception des images publicitaires.

Les interviews documentaires seront par ailleurs destinées à faire comprendre, au plus grand nombre, les éléments qui entrent en ligne de compte dans la perception visuelle d’une image fixe. Les parties fictionnelles évoquées précédemment auront quant à elles un rôle d’illustration face aux propos tenus par les différents intervenants, dans un souci à la fois didactique et esthétique. Le but est bien sûr de pouvoir s’adresser au public le plus large possible, qu’il soit sensible ou non à l’art photographique, connaisseur en la matière ou néophyte.

NICOLE KACZMAREK

Elle est institutrice à l’école Sainte Marie d’Aubagne en charge d’une classe de CP.

LOU CELLARD

Il joue le rôle de l’adolescent qui observe la photographie.

JULIEN LE MAY

Il joue le rôle du photographe dans le documentaire-fiction.

FREDERIC JOULIAN

Anthropologue et Maître de conférences à l'EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales), il est également directeur adjoint du Laboratoire d'anthropologie sociale au Collège de France.
Il est responsable de l'équipe du CNRS "Homme et Primates en Perspective", qui regroupe différents chercheurs en préhistoire, anthropologie, éthologie, ethnologie et sociologie sur l'étude des relations comportementales et idéelles entre animaux (primates en particulier), préhumains et hommes actuels.

DAVID DUJARRIER ET SEBASTIEN PASCAL

Ils jouent le rôle des jeunes à l’arrêt de bus.

DIMINIQUE VIDAL MORRIS

Elle joue le rôle de la dame qui possède la photographie.

JEROME BONASSI ET DORHOTEE JALMAR

Ils jouent le rôle des jeunes au concert.

PROFESSEUR MICHEL PONCET

Chef de Service de Neurologie et de Neuropsychologie à l’hôpital de La Timone à Marseille, il est également professeur à l'Université d'Aix-Marseille et président de l'Institut de la Maladie d'Alzheimer.
M.Poncet est un spécialiste de la neuro-psychologie qui se donne pour objet l'étude des perturbations cognitives du comportement et des désordres de la personnalité apparaissant après des lésions cérébrales.

PIERRE JEAN AMAR

Photographe créateur dont ses photographies figurent dans de nombreuses collections publiques et privées, il a enseigné parallèlement l'histoire de la photographie à l’Université de Provence. Il est le directeur artistique de l’association « La photographie à Aix en Provence » et également le tireur du photographe Willy Ronis.
Lien : www.pierrejeanamar.com


INTERVIEW REALISATEURS DOCUMENTAIRE FICTION - Sébastien Deveze et Marie Vidal Michel -
Sébastien Deveze
Marie Vidal Michel

Comment le docu-fiction s’intègre-t-il dans le concept de Prism ?


Le docu-fiction se penche sur la question de la perception et l’interprétation d’une image fixe et surtout sur les facteurs qui expliquent que ces dernières diffèrent autant d’une personne à l’autre.
Le concept est le suivant : suivre la vie d’une photographie et les contextes auxquels elle peut être associée (privés, publics…), et à travers eux, parvenir à mieux cerner et expliquer les différences de perception entre individus.


Comment qualifieriez vous ce docu-fiction et quelle ligne de conduite avez-vous adoptez?


Le documentaire fiction se veut par essence un support plutôt moderne et assez ouvert à la créativité personnelle de ses auteurs. Nous avons donc essayé de relever le défi en travaillant notre écriture avec un soin particulier donné à l’esthétique et à l’innovation artistique, surtout que le sujet abordé, la photographie, l’est par définition. Nous avons cherché avant tout à y faire intervenir des spécialistes reconnus (un neuropsychologue, un anthropologue et un photographe) dont le propos est véritablement la “colonne vertébrale” du film. Le sujet nécessitait une approche documentaire étoffée de la problématique de base pour contrebalancer l’ambition esthétique des séquences fictionnelles.
Concernant l’univers visuel, nous avons voulu en tous points coller à notre sujet qui est la photographie. Esthétiquement, nous avons cherché à mettre en valeur au travers d’images animées les différentes possibilités qu’offre le regard photographique.
Nous avons particulièrement veillé à soigner la lumière, le cadre (jeu sur la géométrie, les perspectives, les lignes de fuite, la profondeur de champ) dans nos plans, pour reprendre des éléments communs aux techniques de la photo et de l’image animée.
Notre priorité est de souligner notre attrait pour la photo argentique qui semblerait être considérée aujourd’hui comme une technique ancienne, presque dépassée face à la révolution numérique. Nous avons pensé qu’un bon moyen de souligner la modernité du support photographique en général et de l’argentique en particulier, est d’adopter une esthétique moderne dans notre documentaire-fiction. l’argentique en particulier, est d’adopter une esthétique moderne dans notre documentaire-fiction. Cette dernière se ressentira dans le travail de la lumière (effets de flou, reports de point) et du cadre (composition travaillée, recherche de la perspective).
La phase de postproduction a été déterminante pour définir précisément notre univers visuel. Nous avons eu un lourd travail de montage afin de soigner la structure d’ensemble de notre film et les transitions. Notre documentaire fiction possède à la fois une intention artistique et une dimension didactique. L’agencement des séquences doit être efficace, dynamique et rythmé. Certaines séquences ont nécessité l’intervention d’effets spéciaux complexes (animations en 3D explicatives ou esthétiques).
L’univers sonore nous est quant à lui apparu intrinsèquement lié à notre univers visuel et scénaristique. Il se devait également d’être moderne. Et avant tout divers. Nous avons donc décidé de décliner un thème rock dans de multiples univers musicaux (son electro, classique ou concret). Chaque thème musical étant associé à l’univers d’une personne choisie dans notre documentaire afin de révéler aussi par le son les différences de perception d’un individu à un autre. La musique joue ici un rôle essentiel : souligner le propos du film.

Nous avons consacré dans la mesure du possible beaucoup d’attention aux détails sonores (ambiances et sons directs dans les fictions, clarté des interviews dans les parties documentaires). Nous avons travaillé main dans la main (équipe réalisation et équipe son) au cours de la post-production (montage son et mixage).


Quelles difficultés avez-vous rencontré durant le tournage et comment y avez-vous remédié ?


Notre tournage s’est particulièrement étalé dans la durée. Les différentes séquences ont été réparties sur un mois et demi. La première difficulté a donc été de maintenir la motivation du groupe sur une période si longue. Nous avons tenté au maximum de faire des points d’avancement global du projet par mail ou lors de réunions physiques.
L’autre difficulté majeure de ce documentaire fiction résidait dans un planning par définition aléatoire, car soumis prioritairement aux disponibilités des intervenants (trois spécialistes interviewés : un neuropsychologue, un photographe et un anthropologue). Il a fallu commencer à tourner les fictions en attendant des nouvelles de nos contacts tout en restant réactif pour adapter et changer le planning prévu si une date d’interview se précisait. Ce contexte exigeait une organisation pointue et nous n’avons pas toujours pu relever le défi à la hauteur de ce que nous espérions.
Deux séquences, celle du concert et celle de l’exposition photo, comprenaient des plans avec un nombre relativement important de figurants (près d’une vingtaine). Un membre de l’équipe de réalisation a du être le temps du tournage chef de file pour gérer les aller venus, les placements, les actions, les pauses et les interrogations de la figuration. L’ordre de tournage des plans établi a veillé à libérer le maximum de gens le plus tôt possible.
Par ailleurs, nous n’avons pas eu de problèmes techniques majeurs. Un seul tournage a été retardé de quelques heures pour cause météorologique. Au niveau du matériel, nous n’avons essuyé ni casse ni souci de fonctionnement. Au niveau humain, la majorité de l’équipe se connaissait et avait déjà travaillé ensemble. Quant aux acteurs et intervenants, ils ont démontré une remarquable patience et compréhension qui nous a permis de préparer au mieux chaque plan.


Comment avez-vous adapté et réadapté le court-métrage pour rendre cohérent l’ensemble tournage réel/effets spéciaux ?


La possibilité nous a été donné pour la première fois, grâce au partenariat entre l’IUP Satis et l’Institut Ingémedia, de bénéficier du travail d’un pôle SFX (effets spéciaux), attaché spécialement au documentaire fiction (six personnes à temps plein pendant environ trois semaines). Nous avons tenu à ne pas abuser de cette opportunité et à veiller à ce que les travaux effectués par l’équipe SFX ne servent qu’à mettre en valeur notre film et à souligner le propos documentaire, évitant ainsi une dérive purement esthétique et superficielle visant avant tout à se faire plaisir.
Trois missions ont été confiées à ce pôle technique. La première, illustrer l’interview du Professeur Michel Poncet sur le fonctionnement du cerveau humain. Une modélisation en 3D des différentes parties anatomiques en activité lors de la perception d’une image fixe a été réalisée. La deuxième, incruster une photographie publicitaire sur le flanc d’un bus en mouvement (tracking). La troisième, créer un générique de fin à l’image d’une activité photographique majeure : l’inspection à la loupe par le photographe des planches contact regroupant ses clichés.
Le lien avec les techniciens s’est majoritairement effectué grâce à un intermédiaire connaisseur en la matière (notre régisseur Jérémie Siguan, élève d’Ingémedia). La validation des essais par les réalisateurs s’est effectuée via des outils online, dans un dialogue avec l’équipe SFX et un échange mutuel en vue de la satisfaction de tous. Les résultats obtenus sont très satisfaisants, s’intègrent parfaitement au sein du film et comme prévu, le mettent particulièrement en valeur.


Autres/Commentaires :


Nous avons réalisé un documentaire fiction d’environ 15 minutes, respectant ainsi le cahier des charges du projet Prism. Cette version du film « Surface Sensible » présente un montage très dynamique et un contenu très riche pour un format court. Le spectateur doit s’accrocher pour suivre face au rythme soutenu.
Par ailleurs, nous avons entre les mains une importante matière en rushs nous permettant de réaliser un film plus long au format broadcast de 26 minutes. Ce format nous permettra d’approfondir le propos et d’étoffer le contenu du documentaire fiction, tout en se permettant des moments de pause et de respiration où le spectateur souffle, trop rares dans le 13 minutes. Sans oublier que ce format de 26 minutes peut être plus facilement diffusable. Nous prévoyons d’ailleurs de le présenter dans divers festivals de documentaire (Aubagne, Aix-en-Provence…), afin de donner une vie publique à ce travail à la base scolaire.


LIEU DU TOURNAGE

Nous avons totalisé 14 lieux de tournage, principalement localisés à Marseille.
Nous avons tourné entre autre :
à l’hôpital de la Timone,
au CES Claire Soleil,
à la place Castellane,
à l’école Sainte-Marie à
Aubagne et dans plusieurs villas.


EFFECTIFS

Notre équipe de tournage a été généralement composée de 10 personnes avec un roulement des techniciens cadreurs, chef opérateurs et ingénieurs son selon les séquences. Sur les tournages des parties fictionnelles, notre équipe s’est attachée en particulier à la lumière et à la prise de vue afin de travailler plus en profondeur l’esthétique des plans. Pour les interviews, l’équipe était réduite (environ 4 à 5 personnes) pour plus d’efficacité auprès des intervenants.


CAMERAS

L’ensemble du documentaire a été tourné en DVCAM avec des caméras Sony PD170.
Le nombre de camera quant à lui, variait suivant les séquences.
Nous avons deux séquences tournées en multi-caméra. Le tournage d’une classe de CP à Aubagne où une camera supplémentaire a permis de capter des instants de vie en plan rapproché. Elle a permis de dynamiser la séquence. Nous retrouvons le même type de résultat sur la séquence du concert avec 3 caméras supplémentaires.
Nous avons filmé la plupart du temps sur pied, mais l’utilisation d’un Glide est rapidement devenue récurrente, toujours dans le but de dynamiser les séquences tout en limitant les secousses.


LUMIERES

Nous avons utilisé la plupart du temps un kit de 3 mandarines pour les interviews dans le but de limiter le matériel dans des espaces souvent restreints. Sur les tournages plus conséquents, nous avons utilisé un HMI et divers autres projecteurs (500 KWatt, mandarines supplémentaires) dans le but de jouer sur l’esthétique des plans et notamment sur les contrastes car les séquences fictionnelles sont en noir et blanc.


SON

Mixette Sound Device modele 422
DAT Sony TCD3
Cantar AATON
Micro Neumann TL103
Micro Audio Technica 30 31
Perche, Bonnette

ACCESSOIRES

Les accessoires sont souvent liés à la photographie.
Appareil photo, papier photo, pellicule, cadre, affiche, flyers et agrandissement photo.
En effet, nous avons réalisé en collaboration avec les infographistes d’Ingémédia, différents supports déclinés à partir de la photographie de fin, fil conducteur du documentaire.
Nous avons réalisé, un agrandissement de 2m sur 3m pour la galerie photo, et différents autres copies de la photo sur divers supports : A3, A4, A6, pochette CD et Tee shirt.


MONTAGE

Le montage image et son s’est effectué à l’IUP SATIS d’Aubagne.
L’image s’est effectué sur un banc de montage G4 équipé du logiciel de Final Cut, de même que l’étalonnage.
Le son et les voix off se sont effectués dans une salle de montage son insonorisé doté du logiciel Pro Tools sur une plateforme.


SFX

Les effets spéciaux se sont effectués à l’institut d’Ingémédia à Toulon.
Les animations 3D du cerveau se sont effectuées sur 3DS max.
Le compositing du générique de fin, des titres des intervenant se sont réalisés sur After Effect.
Le tracking des bus se sont accomplis sur After Effect également.


OUTIL COLLABORATIF

La communication entre les équipes s’est effectuée à travers la plateforme de Média Asset Management « Mikado TV », prêtée à l’occasion gracieusement par la société Mikros Image Elle nous a permis de déposer, échanger, valider et récupérer les fichiers sources entre les divers membres de l’équipe.


DOCUMENTAIRE FICTION
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